La diarrhée virale bovine

Les pestivirus possèdent comme matériel génétique un ARN simple brin de sens positif. De la famille des Flaviviridae comme le virus de l’Hépatite C, les pestivirus comprennent notamment le virus de la diarrhée bovine virale (BVDV), celui de la maladie des frontières (Border Disease Virus ou BDV) chez les ovins et de la peste porcine classique (Classic Swine Fever ou CSF). Le BVDV est à l’origine de la maladie des muqueuses chez les bovins et génère des pertes économiques importantes dans les élevages.

De nombreux pays ont mis en place des plans d’éradication de cette maladie, impliquant une parfaite gestion des animaux infectés, ceux-ci devant être dépistés avec une grande précocité et fiabilité. Or l’infection prénatale d’un veau entre le 60 ème jour et 120 ème jour de gestation conduit à la naissance d’un animal infecté permanent immunotolérant (IPI). Ces animaux contagieux sont séro-négatifs toute leur vie durant et positifs en virologie par antigénémie seulement plusieurs semaines après leur naissance en raison de la persistance des anticorps colostraux. Le dépistage précoce de ces animaux IPI est donc essentiel dans le cadre des plans d’éradication.

Depuis la découverte de l’amplification in vitro de l’ADN en 1985 (PCR), de nombreuses équipes de chercheurs ont développé des tests de dépistage du virus par amplification génique de son ARN génomique ou RT-PCR (Dünser et al., 1999). La plupart de ces tests doivent permettre la détection de faibles quantités de virus BVD dans le sang ou les organes des animaux infectés, même âgés de moins de trois mois.