La neosporose
Neospora caninum est un protozoaire Apicomplexa (Bjerkas et al., 1984 ; Thilsted and Dubey, 1989) qui a été associé dès 1989 aux USA à des cas d’avortement bovin. Depuis N. caninum est décrit comme une cause d’avortement majeur chez les bovins à travers le monde.
L’avortement du à N. caninum peut intervenir à tous les stades de la gestation mais est surtout décrit entre le 5 et 7 ième mois de gestation. (Dubey et al., 1996).
Les animaux ayant avorté lors d’une première gestation peuvent avorter lors des gestations suivantes. Ils peuvent également donner naissance à des veaux malades, ou à des veaux ayant une infection sub-clinique à N. caninum ou à des veaux sains.
Neospora caninum est un protozoaire parasite dont le cycle évolutif est de type coccidien. Deux phases de développement asexué, tachyzoïte et bradyzoïte, se déroulent chez un hôte intermédiaire (bovin, cheval), une phase sexuée, oocyste, se produit chez un hôte définitif (chien) (McAllister et al., 1998).
En routine le diagnostic d’une infection à N. caninum s’effectue par l’observation des signes cliniques (avortement), l’examen histologique du cœur ou de l’encéphale du fœtus, par des tests ELISA ou des tests d’indirect fluorescent antibody (IFAT) à partir de sang maternel ou fœtal. Cependant l’avortement n’est pas systématiquement associé à la présence d’anticorps dans le sérum maternel.
En 1996, l’équipe du professeur H. Kaufmann de l’Institut de Parasitologie de l’Université de Berne a identifié un fragment génomique nommé Nc5, spécifique des souches de N. caninum (Kaufmann et al., 1996). Ce fragment d’ADN a été par la suite utilisé comme outil dans des tests d’amplification génique (Muller et al., 1996 ; Yamage et al.,1996).
Le test PCR permet la mise en évidence du parasite à partir de tissus fœtaux de façon spécifique et sensible.